Action en partage successoral
Procédure judiciaire (art. 604 CC) pour sortir d’une indivision successorale lorsque les héritiers ne trouvent pas d’accord. Peut aboutir à une vente forcée aux enchères.
Définition
L’action en partage (art. 604 CC) est la procédure judiciaire qui permet à un héritier d’obtenir le partage d’une succession lorsque les co-héritiers ne parviennent pas à un accord amiable. C’est un droit inconditionnel : un héritier peut toujours demander le partage, sauf exceptions légales (indivision conventionnelle limitée dans le temps, clause testamentaire).
Quand y recourir
L’action en partage est le dernier recours quand :
- Les héritiers ne s’accordent pas sur l’estimation d’un bien.
- L’un refuse toute vente ou rachat.
- Un héritier occupe un bien sans verser d’indemnité.
- Des tensions anciennes bloquent toute négociation.
Déroulement
- Dépôt de la requête devant le juge de paix (ou tribunal de première instance selon le canton).
- Tentative de conciliation obligatoire.
- Désignation d’un expert pour évaluer les biens si nécessaire.
- Proposition de partage rédigée par le juge.
- Vente aux enchères publiques si le partage en nature ou le rachat sont impossibles.
Durée et coûts
- Délai typique : 1 à 3 ans.
- Coûts : frais de justice, honoraires d’expert, honoraires d’avocat. L’action peut coûter plusieurs dizaines de milliers de francs, prélevés sur la succession.
- Risque de dépréciation : une vente forcée aux enchères rapporte souvent moins qu’une vente négociée.
Prévention
Bien meilleur que l’action : la médiation familiale (via un médiateur neutre) ou une proposition notariale structurée, qui aboutissent dans 80 % des cas sans procédure judiciaire.
Termes liés
Indivision · Registre foncier.
Sources
- Code civil suisse : art. 604 à 611 (Fedlex).
- Centre suisse de la médiation.
- Fédération suisse des notaires (FSN).