Genève : taux de vacance à 0,34 %, LDTR pleinement active
Selon le dernier dénombrement OCSTAT-GE / OFS (date de référence 1ᵉʳ juin 2025, publication septembre 2025), Genève affiche un taux de vacance de 0,34 %, l'un des plus bas depuis 2012. La LDTR genevoise reste pleinement active, et la pression en faveur de la densification urbaine s'intensifie.
Ce qui change
Selon le dernier dénombrement disponible de l'Office cantonal de la statistique genevois (OCSTAT-GE) et de l'Office fédéral de la statistique (OFS), le canton de Genève affiche un taux de vacance de 0,34 %, à la date de référence du 1ᵉʳ juin 2025 (publication septembre 2025). C'est l'un des plus bas relevés depuis 2012. Conventionnellement, on considère le marché comme tendu sous 1 %, et la pénurie aiguë sous 0,5 % dans le débat public romand.
La LDTR genevoise (loi sur les démolitions, transformations et rénovations) ne fixe pas un seuil global d'activation : c'est un arrêté cantonal (ArAppart) qui constate la pénurie par catégorie de logements lorsque le taux de vacance de la catégorie passe sous 2 %. À Genève, presque toutes les catégories sont sous 2 % depuis plusieurs années, donc la LDTR s'applique pleinement.
L'association faîtière des professionnels de l'immobilier (SVIT Romandie) appelle à construire plus vite et plus dense. La pression sur les loyers s'intensifie, et l'arbitrage politique cantonal en faveur de la densification urbaine s'en trouve renforcé.
Impact sur votre terrain
À Genève, marché tendu = LDTR active. Si vous projetez une rénovation lourde sur un immeuble locatif, attendez-vous à un encadrement strict des loyers post-travaux et à une autorisation cantonale qui peut limiter les hausses. Pour les opérations de logement social, la LGL (loi générale sur le logement) cadre en parallèle les conditions d'aide et de contrôle.
Si vous possédez un terrain constructible à Genève ou en proche périphérie, l'environnement de marché reste favorable à la valorisation, mais les sorties commerciales doivent être pensées avec ces deux régimes en tête. Un architecte connaissant la pratique LDTR/LGL est indispensable pour calibrer correctement.
Si vous mettez votre logement en location, la commercialisation sera rapide. C'est aussi un signal favorable pour ouvrir un projet d'extension ou de division parcellaire. À Genève, le permis est délivré au niveau cantonal (Département du territoire / Office des autorisations de construire) : c'est donc l'arbitrage politique cantonal qui pèse, plus que l'écoute communale. Les outils de la densification cantonale appuient votre dossier.
Pensez à croiser le taux cantonal avec le taux communal publié par l'OCSTAT-GE : les écarts internes au canton restent forts, et c'est lui qui pèsera concrètement dans l'examen d'un permis ou d'une mise en location.
Sources
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